Encore un matcha, qui inaugure une série que l'on trouve chez Kioko, épicerie japonaise située au 46 rue des Petits Champs à Paris. Celle-ci propose donc, entre autre, divers matcha et possède même un site de vente en ligne. A priori, c'est la marque Maiko Tea.
Celui-ci est mis en vente au prix de 16 euros les 40 grammes ( soit 40 € les 100 grammes ), ce qui n'est pas excessif. La boite nous renseigne peu sur l'origine du produit, son couvercle et un côté reprenant le même motif d'une maiko.
Au nez, c'est une odeur de matcha, comme de coutume, assez plate, sans vraiment d'élément qui vienne se mettre en avant. En bouche, pas de surprise, c'est le matcha ( comme de coutume ), plutôt marin, sans un goût d'algue trop prononcé cependant et sans l'iode. Le tout est assez léger, sans amertume palpable mais sans vraiment de corps même si cela n'est pas forcément désagréable.
L'ouvrage Chinese ceramics. Highlights of the Sir Percival David Collection ( Les céramiques Chinoises. Extraits de la Collection de Sir Percival David ), par Regina Krahl et Jessica Harrison-Hall, aux éditions The British Museum Press, est amplement illustré, puisqu'il s'agit, entre autre, d'une sorte de catalogue partiel de la fameuse collection de Sir David Percival, conservée et exposée désormais au British Museum.
L'ouvrage débute par une préface du directeur, suivie d'une préface du conservateur, qui introduisent brièvement la collection de Sir Percival David, composée de 1700 pièces, dont 50 nous sont ici présentées. Il n'y a pas de terres cuites dans la collection, qui se concentre sur les grès et les porcelaines. Il s'agit de la plus importante collection de pièces de qualité impériale hors de Chine.
La collection est ensuite présentée dans un article qui la replace au sein de l'histoire de la céramique chinoise, après avoir tracé un bref résumé de la vie de Sir Percival David ( né en 1892 et décédé en 1964 ). Ce dernier, qui a commencé sa collection à l'âge de 22 ans, possédait à sa mort une des meilleure collection au monde dans le domaine de la céramique et de la porcelaine fine chinoise, résultat de 40 ans d'efforts. Le début de sa collection coïncide avec la chute de la dynastie Qing, quand des trésors familiaux sont mis en vente, ainsi que des objets issus des magasins impériaux, vendus eux pour maintenir le train de vie de la cour Impériale chinoise et pour garantir les emprunts bancaires contractés dans le même but. En 1950, Sir Percival David donne la collection à l'Université de Londres, et elle est exposée dans une maison de Gordon Square de 1952 à 2007.
L'ouvrage retrace ensuite une histoire de la céramique chinoise et de ses techniques, en les illustrant par les 50 pièces extraites de la collection :
- Céramiques primitives
- Grès de la Dynastie Song
- Porcelaines de la dynastie Yuan
- Porcelaines de la Dynastie Ming
- Porcelaines de la Dynastie Qing
Après ce qui peut être considéré comme une histoire succincte et illustrée de la céramique chinoise, vient encore une brève chronologie, puis les 50 pièces choisies sont présentées et décrites individuellement. Enfin, Quelques marques et pieds de céramiques sont repris photographiquement et une bibliographie d'ouvrages plus approfondis est proposée.
Cet ouvrage est d'un abord facile pour peu que l'on parle anglais et les aspects techniques y sont limités pour une compréhension plus aisée. L'ouvrage est très clair, chaque étape de développement de la céramique chinoise est illustrée par au moins une pièce au sein de la collection de Sir Percival David, ce qui fait non seulement prendre conscience de la grande valeur de cette collection, mais qui fait aussi de cet ouvrage une aide précieuse pour qui voudrait acquérir des bases en histoire de la céramique chinoise.
Blogs sur le thé divers et variés, cette fois-ci le plus souvent en anglais, mais pas tous ( comme toujours, pas de classement, je sais, ce post est une escroquerie, comme le précédent d'ailleurs, mais à vous de visiter et de vous faire votre propre idée ) :
Maintenant, si votre site ou votre blog ne figure pas dans cette liste ni dans les autres que j'ai bien pu publier, NE HURLEZ PAS, je ne suis pas sourd ... du moins pas encore ... un petit mail grâce à un des formulaire de contact ci-dessous ( mais si, la petite lettre avec une flèche dessus ... ) et l'oubli sera réparé prochainement ! De la même manière, ne hurlez pas si vous ne voyez pas votre ou vos site(s) favori(s) sur le thé dans cette liste ou dans les autres, un message rapide par le même biais incluant l'Url et j'irai y faire un petit tour pour le ou les voir afin de réparer mon ( ou mes ) impardonnable(s) erreur(s) ...
Revendu au Palais des Thés pour 39 € dans un conditionnement de 40 grammes, ce qui fait 97,50 € les 100 grammes, ce Matcha est "originaire de Uji" et a été "sélectionné par l'école Urasenke", selon le site du Palais des Thés lui-même. A priori, ce grand comptoir revend un produit de la marque Marukyu-Koyamaen, ou c'est du moins ce que je suppose, vu la similarité du sigle visible sur le site et sur le couvercle de la boite, ainsi que le fait que cette marque vend des boites de Matcha sélectionnées par diverses écoles de Chanoyu.
Au nez, rien de spécial, une odeur de Matcha ( oui, je sais, il va falloir que vous goûtiez pour avoir une impression de base ) très légère. En bouche, le Matcha, forcément ( je sais, c'est pénible, mais vous étiez prévenus après tout ! ), assez léger, plutôt rond, sans réelle amertume, seulement présente lors de la longueur en bouche et encore presque imperceptible, là aussi.
Il s'agit toutefois, cela se voit nettement, d'un produit au goût très fin. Je dirai donc que ce thé est d'assez bonne qualité, sans plus, peut être un peu trop cher sur le plan qualité / prix, mais l'effort du Palais des Thés est plus que louable de proposer à la vente de tels produits dans un marché plus que confidentiel, du moins en France.
Enfin, en ce qui concerne l'infusion, il n'y en a pas, forcément puisque le principe du Matcha est de boire du thé réduit en fine poudre et battu. On bois donc, de façon littérale, la feuille de thé, et le petit dépôt qu'il peut éventuellement rester part dans le Kensui avec l'eau de rinçage ...
Bon, je le précise de suite, pas la peine de me vouer aux Gémonies si vous décidez de passer commande dans l'une d'elle et que vous tombez sur un boui-boui virtuel ... je n'ai pas tout testé, et loin s'en faut, et encore, il faudrait que cela soit possible, ce qui m'étonnerai fort vu le nombre de boutiques en ligne, nichées dans chaque recoin du net ... maintenant, je mettrais à jour, dans la mesure du possible, cet article chaque fois que j'aurais des "nouvelles" de l'un ou l'autre site ... et si, entre temps, vous attrapez la myxomatose à cause de ce qui vous y a été vendu ou que le vendeur confond thé et substances illicites ou autres plantes, n'hésitez pas à me contacter ... De la même façon, si votre vendeur favori sur le net n'y figure pas, contactez moi, inutile de vouloir me jeter du haut de la roche Tarpéienne, je rectifierais, là encore ...
Pour les Thés :
La liste ci-dessous, comme toujours, ne constitue donc pas un classement quelconque de qualité ou de fiabilité :
http://www.teacuppa.com/ Bon, à priori, m'a envoyé un Long Jing grade A pas top alors que j'avais commandé un thé Jaune type Lu Yin Zen, mais c'était il y a longtemps ... je n'y ai passé commande qu'une fois et cela m'avait un peu laissé perplexe ...
... maintenant, il est vrai que l'on trouve de tout sur Ebay, et qu'il y a beaucoup de boutiques en ligne de thé ou d'autres produits ... donc, encore une fois, si vous en voyez une qui mérite le détour, signalez là moi !
Pour les Céramiques :
Certains des sites ci-dessus vendent principalement du thé et parfois quelques objets, je ne répète donc par leurs coordonnées ici.
http://stores.ebay.fr/Japanese-Antique-KATSURAGI attention, vend beaucoup d'objets comme anciens ou très anciens alors qu'ils sont récents ... ne jamais se fier à ses datations hasardeuses et si il est indiqué qu'il ne sait pas très bien comment dater l'objet ou qu'il ne connait rien à telle ou telle sorte de période ou d'objet, c'est que celui-ci a été fabriqué hier ... dans tous les cas, n'enchérir que pour la valeur décorative que vous accordez à l'objet, mais pas dans l'idée d'acquérir telle ou telle pièce d'un maître artisan ... car ce n'est pas parce qu'il y a le cachet de tel artisan sur le Tomobako que la pièce en céramique correspondante est bien à l'intérieur de la boîte.
http://www.japanesepottery.com/gallery.php mais là, mieux vaut avoir un gros compte en banque, parce que bon, la petite coupette à 1400 €, c'est quant même pas pour monsieur tout le monde, hein ? Des pièces exceptionnelles et des antiquités très anciennes dignes de figurer dans un musée sont vendues ici ; cela mérite au moins le coup d'oeil.
http://www.japanpotterynet.com/en/index.php idem que ci-dessus, presque rien à moins de 150 €, frais de port non inclus, pour les coupes à sake ... et presque rien à moins de 300 € pour les Chawans ...
Voilà bien une Institution dont les collections sont riches, et présentant des pièces exceptionnelles de par leur qualité ... mais il règne ici comme une ombre, qui plane telle la désolation ... peut être que cela vient du fait qu'en ce jour de premier dimanche du mois, l'entrée est gratuite pour tous ... du coup, pas de lumières par endroit, pas d'éclairage dans diverses vitrines ... panne ou économies mal placées ? Parce que franchement, pour un des plus grand musée occidental d'arts asiatiques on pourrait mieux faire ... ce n'est pas parce que l'on est hors grande période touristique qu'il n'y a pas de touristes ... quelle publicité vont ils bien pouvoir faire d'une pareille situation ?
Il est vrai que ce musée serait presque trop petit, au sens où l'on pourrait sortir des réserves bien des pièces qui mériteraient d'être exposées à notre vue, même si les salles nous présentent toutes un magnifique panorama de tous les mondes qui composent l'Asie et son Art ...
... Toutes ? Non, car il subsiste un petit département délaissé au sein de ce grand musée, presque ignoré, celui des arts du Japon ... qui est, il faut bien le dire, confiné dans un espace réduit à la portion congrue ou à l'anecdote, et est loin d'occuper l'espace qu'il devrait. Peu de pièces sont en effet exposées dans le bâtiment principal et l'on ne peut que le regretter, la section japonaise étant censée recenser dans les 11000 œuvres ... on est très loin du compte ...
Mais le pire, c'est peut être que certaines pièces présentées ne possèdent pas de cartels ( fiches explicatives ), comme ce mizusashi :
Plus intrigant encore, des pièces relativement connues, présentées à l'exposition du Musée de Vic-sur-Seille, pourtant terminée depuis mars 2011 n'ont pas regagné leur vitrine d'exposition ( heureusement que j'ai quelques photographies en archive ) :
Comme ce chawan en Raku :
ou ce chawan de type Shino, portant le numéro d'inventaire MA 1259, legs Henri Rivière en 1952 :
ou encore ce chawan en raku, numéro d'inventaire EO 3031, legs Raymond Koechlin en 1932 :
Pourquoi ces pièces ne sont pas retournées dans leur vitrine, comme on aurait pu s'y attendre, à la fin d'une exposition ayant eu lieu il y a plus d'un an ? Quelques autres pièces sont certes présentées, mais elles ne semblent être qu'un pis aller par rapport à l'ancien contenu des vitrines d'exposition ... décevant ... comme certains bricolages qui consistent à coller des fiches en papier cartonné ( qui se décollent d'ailleurs ) sur des cartels métalliques recyclés car présentant d'autres pièces ... je ne dis pas qu'il faille mettre de la dorure à la feuille ou de l'argent massif partout, loin de là, mais un tel musée souhaite-t-il vraiment renvoyer un image d'amateurisme ou de bricolage de bouts de ficelles ?
Les rares personnes qui suivent ce blog peut désormais suivre un fil d'actualités sur Facebook ... je sais, cela ne changera pas votre vie, et même, vous vous en moquez un peu de ce " réseau social "...
... à vrai dire, moi aussi ... mais il y a trois raisons à cela : tout d'abord, "il faut vivre avec son temps ma bonne dame", ensuite je pense à mes rares lecteurs qui trouveront peut être cela utile pour eux ( oui, c'est comme çà, il paraîtrait que c'est utile, puisqu'on vous - et me - le dit, voyons ... enfin bon ... ), et finalement ce post est surtout pour moi l'excuse pour disposer ici quelques photographies supplémentaires ( comme quoi, à quelque chose, malheur est bon ) ...
Il y a une quinzaine d'années, le principal problème pour l'amateur de matcha, était de trouver une source d'approvisionnement. ce problème n'est plus aujourd'hui d'actualité, et de multiples sites proposent de vous vendre en ligne la fameuse poudre de thé et parfois même tout le matériel traditionnel, du Chashaku au Chawan en passant par le Chasen, à moins que vous ne recouriez à une méthode de préparation moins orthodoxe. Naturellement, la proximité d'une grande ou d'une très grande agglomération facilitera d'autant mieux l'approvisionnement ...
Non, aujourd'hui, le principal problème est qu'il est difficile, à moins de maîtriser le japonais, de trouver des informations sur le contenu des boites de Matcha, et ce n'est pas les petites étiquettes de "transcription" posées par obligation légale qui nous donnent plus d'indication.
Ainsi, il est plutôt préférable de se fier au packaging de la boite et à son nom éventuel, le matcha étant, d'après ce que j'ai pu comprendre au cours de mes errances, plus une affaire d'importateurs et de marques ( multiples ). Chaque importateur importe en règle général un ou deux types de matcha utilisables pour le consommer battu, toujours conservés dans une boite métallique contenant elle-même un sachet scellé de matcha. Chaque marque ou transformateur ( le matcha étant un thé, en principe un Gyokuro, réduit en poudre sous une meule en pierre ) semble conserver un certain standard de qualité et peut être même un certain goût caractéristique pour chaque produit, ce qui laisse supposer qu'il y doit y avoir des "montages", comme il peut y en avoir dans le Champagne par exemple. Dans les revues à venir, je m'efforcerai donc toujours de proposer un maximum de photographies de l'emballage pour en faciliter l'identification.
Maintenant, en ce qui concerne le goût de cette poudre de thé bien particulière, eh bien le Matcha a avant tout un goût de Matcha ... désolé, je ne vois pas trop comment décrire plus correctement ce thé, il faudra goûter pour vous faire votre propre idée ... car même si chaque matcha à ses propres caractéristiques une fois battu ( plus ou moins "d'épaisseur" et plus ou moins amer, notamment ), les caractéristiques de base sont les mêmes pour tous : au nez une légère odeur de thé vert de type Sencha, donc des algues, mais d'une telle légèreté que l'on se demande si il ne s'agit pas là de l'effet de son imagination. Cette odeur est accompagnée de celle du Matcha ( eh oui ! ). En bouche, cela rappelle aussi un peu les algues, mais sans l'air marin qui les accompagne généralement, par contre, le goût du Matcha est présent, lui ( eh oui, encore ! Lorsque je vous disais que le Matcha à un goût de Matcha, je ne me moquais pas de vous ... ).
Pour finir, et pour régler définitivement la question, j'utiliserai le terme Matcha, plus usité, et pas le terme Maccha. Les deux romanisations de ce mot japonais sont cependant valables :
Matcha : utilisation de la méthode Hepburn pour la romanisation du japonais, inventée vers 1887 par l'américain James Curtis Hepburn. Elle est encore largement utilisée par le plus grand nombre.
Maccha : utilisation de la méthode Kunrei, "inventée" par le Ministère de l'Education Japonais à la fin des années 1930 et considérée comme la norme de romanisation officielle du japonais depuis 1989. Cette norme est censée remplacer la méthode Hepburn dans tous les textes, mais en réalité, la méthode Kunrei n'est que très peu utilisée, même par les japonais eux-mêmes, hormis dans quelques milieux universitaires et dans certaines écoles, les différentes instances gouvernementales japonaises n'utilisant elles-mêmes pas la méthode Kunrei, pourtant instituée par elles !
On ne présente plus cette institution plus que célèbre dans le petit monde du thé, du moins dans sa partie francophone, et située au numéro 33 de la Rue Gracieuse à Paris. Lorsqu'on y arrive, on remarque rapidement la devanture de cette Maison de thé, couverte de larges sinogrammes dans un environnement assez banal et austère.
La carte est vraiment très longue, avec des crus rares et chers, comme on le dit partout, et des crus plus récents, plus abordables. Les tarifs sont un peu plus élevés en moyenne qu'ailleurs pour les produits sensiblement similaires, et je pense que le "Nom" se paye un peu aussi, comme toujours, car après tout il s'agit d'une sorte de marque. Un regret : la carte n'est visiblement consultable que sur place et aucune version papier n'est disponible "à emporter", contrairement à l'usage courant, et cela participe à la construction de l'aura de "mystère" qui plane autour de cette Maison de thé.
Un des site internet, quant à lui, "est en cours de réalisation" et "il sera bientôt en ligne" ... chose que l'on peut lire depuis des années ... de la même façon, l'autre site ne fourni pas grand chose de plus que les horaires d'ouverture et l'adresse alternative du numéro 1 de la rue Saint Médard. Dommage que ces sites ne soient que de l'occupation de noms de domaines ... même si l'envie de vente en ligne n'est pas présente, il y aurait largement de quoi mettre en ligne de nombreux renseignements utiles pour les amateurs de thés ...
A ce que j'ai pu en voir à ma dernière visite, le comptoir est partiellement en travaux, et la Maison va donc s'agrandir encore, même si ici, on utilise pas de superlatifs pour se comparer à la concurrence.
Ainsi, en se rendant ici, on sera sûr de ne pas faire d'erreur et de trouver, grâce aux conseils toujours éclairés du personnel, un voire plusieurs thés qui correspondront à nos attentes. Il est donc toujours risqué de se rendre dans ce genre d'endroit, même ( il faudrait dire "surtout" ) avec un portefeuille bien garni.