Si les
furogama anciens ont leur charme indéniable, il faut reconnaitre que la modernité apportée par l'électricité à un net côté pratique, même lorsqu'elle est "appliquée" à un ustensile des plus traditionnel, même s'il n'offre pas les mêmes attraits que l'usage du charbon de bois.
J'ai longtemps hésité avant de faire l'acquisition d'un tel ensemble, d'une part car les informations disponibles sont relativement rares, d'autre part car c'est assez onéreux. Il vaut mieux en effet tout d'abord acquérir une bouilloire ( Kama ) neuve ou peu s'en faut, dédiée à l'engin, ce qui n'est pas forcément la dépense principale.
La partie la plus onéreuse va en effet être le furo et plus précisément son système de chauffe électrique. Le corps du furo lui-même est fait de tôle peinte à l'imitation du bronze et percé d'un trou assez grand pour faire passer le câblage électrique, protégé par une gaine ignifugée. On peux également faire l'acquisition du système de chauffe à part et l'insérer dans un furo " traditionnel ", rendant ainsi l'ensemble plus polyvalent.
Le corps de chauffe est constitué d'une résistance maintenue dans un corps de céramique réfractaire. Dans les modèles les plus récents, la résistance est à l'abri sous la céramique, tandis que dans les modèles plus anciens, la résistance est entortillée de la même manière dans la céramique mais est apparente.
Quel que soit le modèle cependant, le chauffage du Kama se fait donc par rayonnement de la chaleur, tout comme le feraient les charbons d'un furogama traditionnel. La puissance est généralement comprise entre 400 et 500 Watts et fonctionne sur du 110 Volts, ce qui implique l'acquisition d'un convertisseur de tension électrique 110 - 220 Volts pour ne pas griller l'appareillage japonais.
Au passage, le choix du convertisseur est important. En effet, il faut en choisir un qui va couvrir non seulement la puissance nominale du corps de chauffe ( soit 500 Watts ) mais qui va avoir la capacité d'absorber une " crête " de tension. Il n'est pas rare en effet qu'un appareil électrique consomme tout d'un coup au moins un tiers d'énergie de plus que ce qui est indiqué par le fabriquant ... pour se mettre à l'abri de problèmes éventuels, il vaut donc mieux que le convertisseur puisse au moins absorber 1/3 de plus que la puissance nominale annoncée, soit pour un appareil à 500 Watts, une capacité à " encaisser " 665 watts au moins.
Mais le problème du choix n'est pas pour autant solutionné ... comme le temps de chauffe à pleine puissance de l'appareil est, pour un litre d'eau et pour arriver à ébullition, d'une demi heure, le convertisseur de tension va être soumis à un certain effort, les convertisseurs étant plutôt calibrés pour servir quelques minutes seulement. Donc, même s'il est prévu pour une puissance nominale correspondant à celle de l'appareil, il vaut mieux, pour sa durée de vie, acquérir un appareil plus puissant. L'idéal est donc de prendre un convertisseur qui n'utilisera que les deux tiers de sa capacité ... soit un convertisseur de 750 Watts minimum pour un appareil de 500 Watts comme ici.
Un dernier mot enfin sur le sélecteur de puissance. Celle-ci est naturellement susceptible de varier selon l'ancienneté, la complexité modèle et le fabricant, mais aussi selon la puissance que le sélecteur doit gérer :
Ancien sélecteur des années 70 - 80, avec quatre positions et gestion
d'un circuit "complexe". De haut en bas et de gauche à droite : éteint,
utilisation du premier circuit de chauffe à 200 Watts, utilisation du
deuxième circuit de chauffe à 200 Watts, utilisation de l'appareil à
pleine puissance de 400 Watts :
Sélecteur des années 2000 - 2010, avec trois positions mais délivrant une puissance supérieure. De haut en bas et de gauche à droite : éteint, mi-puissance à 250 Watts, pleine puissance à 500 Watts :